Jeudi 8 et vendredi 9 avril 2010

Père Samuel ROUVILLOIS f.s.j.
Docteur en Philosophie
Doyen de philosophie de
l’Ecole St Jean

Le cœur de la Bonne Nouvelle réside dans la réconciliation de l’homme avec Dieu par le Sang de l’Agneau, et son adoption filiale par le don de l’Esprit. Dieu se révèle à travers son action salvifique en notre faveur, par laquelle il nous rend participants de sa vie divine (cf. 2 P 1, 4), afin que nous puissions le connaître, qu’en le connaissant nous puissions l’aimer, et en l’aimant trouver en lui notre béatitude. Ce projet s’accomplit dans la Personne du Verbe fait chair, Jésus-Christ notre Sauveur, en qui nous contemplons avec les yeux de la foi, le vrai visage de Dieu et le vrai visage de l’homme. L’anthropologie chrétienne est donc révélée au même titre que la théologie, et les deux sont aussi indissociablement unies que la nature humaine et la nature divine en Jésus-Christ.

Une annonce fructueuse de l’Evangile au monde d’aujourd’hui, présuppose donc une connaissance préalable de la conception de l’homme, véhiculée par les courants dominants de la culture contemporaine. Or l’anthropologie du nouveau paradigme qui tend à s’imposer en Occident – communément désigné sous le terme de « Nouvel Age » - n’est guère compatible avec la vision chrétienne de l’homme. Une des raisons majeures du rejet de la proposition de sens des Evangiles par nos contemporains, réside précisément dans cet écart, source d’incompréhension et de confusion dans le dialogue avec les nouvelles croyances qui fleurissent en ce début de millénaire.

Conformément à ce que demande le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre encyclique sur la valeur permanente du précepte missionnaire, Redemptoris Missio, nous nous mettrons à l’écoute de l’anthropologie du Nouvel Age, afin d’y discerner les pierres d’attente de la Révélation, qui nous permettront de conduire notre interlocuteur jusqu’au Christ, en qui il pourra reconnaître le plein accomplissement de son espérance implicite.

Le Père Samuel Rouvillois a notamment publié Vers un Nouvel Age ? (Ed. Le Sarment – Fayard 1998).

Valorisation : 1 crédit ECTS