La conception de la personne humaine est aujourd’hui profondément remise en question. Dans la vie économique, la vie politique, l’éducation, les sciences de la vie, l’écologie ou l’art, la personne est menacée d’une « chosification ».

Exposée à perdre sa qualité de sujet, la personne humaine est rendue étrangère à elle-même, et se trouve en situation d’être utilisée comme un simple moyen au service d’intérêts économiques, politiques, idéologiques.

N’est-ce pas la source profonde de la peur de l’avenir que l’on constate chez nombre de nos contemporains et de l’angoisse existentielle qui les étreint souvent ?

Une conviction s’impose aujourd’hui : exercer une responsabilité dans la société exige d’avoir cultivé au préalable un regard de vérité sur l’homme et sur soi-même.

C'est Dieu qui fait l’homme...

« À la racine de la perte de l’espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie
sans Dieu et sans le Christ.

Cette manière de penser a conduit à considérer l’homme comme le centre absolu de la réalité,
lui faisant occuper faussement la place de Dieu.

On oublie alors que ce n’est pas l’homme qui fait Dieu, mais Dieu qui fait l’homme. »

Jean-Paul II – Ecclesia in Europa

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Qui est l'homme?

Seule la capacité de répondre à la question «Qui est l’homme?» permet de se situer face aux problèmes actuels et d’affronter les défis de l’avenir.