Jeudi 4 et vendredi 5 mars 2010

Thibaud COLLIN
Agrégé de Philosophie
Professeur à la Faculté Libre de
Philosophie – IPC Paris

La sexualité a toujours été vue comme ayant un enjeu politique. Etant ce par quoi un couple engendre de nouveaux citoyens, l’intimité était assumée par les institutions sociales et politiques.

Or depuis plusieurs décennies, l’investissement politique de la sexualité s’est inversé : ce n’est plus par sa fonction procréatrice que la sexualité intéresse le politique, c’est par le souci d’être reconnu par la collectivité dans son expérience sexuelle personnelle. La sexualité n’est plus un donné naturel à assumer, c’est un matériau de construction de soi et un vecteur de son identité.

Dès lors, au nom de quoi continuer à privilégier par le biais de lois et de discours certains comportements sexuels au détriment d’autres, et quel est alors le statut de la norme à partir de laquelle nommer, définir et reconnaître les expériences sexuelles ?

Ces questions induisent une relecture des différents présupposés s’affrontant sur la nature du corps sexué et sur son lien à la liberté humaine.

Thibaud Collin a notamment publié Le mariage gay : les enjeux d’une revendication, (Ed. Eyrolles 2005)

Valorisation : 1 crédit ECTS