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Un signe des temps

Actualité

Les actualités nous parlent de crises. Mais, avant d’être financière ou politique, la crise la plus profonde de notre époque est anthropologique. Nous avons assisté à l’effondrement du progressisme et de l’humanisme athée, lesquels ont révélé leur fond destructeur à travers les guerres et les totalitarismes du XXe siècle. Aussi sommes-nous désormais acculés à des questions plus radicales que jamais. Il ne s’agit plus de se demander : « Comment promouvoir l’humain ? » mais « Pourquoi l’humain existe-t-il ? Et pourquoi doit-il continuer d’exister ? » Qu’on ne réponde pas à ces questions, et l’on risque de succomber à des tentations antihumaines : celle du transhumanisme, qui cherche le salut dans des humains technologiquement modifiés; celle de l’écologisme, qui estime que l’homme doit céder la place au bonobo ; celle du fondamentalisme religieux, qui voudrait sacrifier l’humain à une divinité écrasante.

 

Réapprendre le bonheur d’être homme

On voit par là pourquoi Philanthropos est un signe des temps. Il veut répondre à une attente inscrite au cœur de notre postmodernité. Chaque année de nombreux jeunes, sentant l’urgence, viennent frapper à sa porte. L’Institut ne peut hélas en accueillir qu’une cinquantaine par volée : c’est la condition pour préserver son caractère familial et promouvoir le contact personnel des étudiants entre eux, ainsi qu’avec les professeurs et les collaborateurs. Cela peut être aussi un signe, un appel à fonder des « filiales ». L’enjeu est de taille : il s’agit d’apprendre, non seulement en théorie, mais aussi en pratique, le bonheur d’être un homme ou une femme, et de découvrir que l’accumulation sans fin de l’avoir individuel ne saurait remplacer la joie d’être ensemble, dans la simplicité du repas, du débat, de la pratique des arts et de la prière.