Personne et connaissance
Professeur :
Dominique PIGNAT
Docteur en Philosophie
Professeur au Collège de St Maurice
Dans un premier temps, il s’agit de montrer, à la suite de Platon, que l’homme est capable de se représenter le monde extérieur non seulement par des images, mais aussi par des idées immatérielles et nécessaires. De l’objet connu par l’intelligence, on remontera à l’acte de connaissance, et de l’immatérialité de l’opération intellectuelle à la nature de l’âme, source de cette opération.
Mais les écoles sensualistes ne relèvent-ils pas avec raison l’indéniable enracinement de notre connaissance dans la corporéité ? Il s’agit alors de réfléchir, à la suite d’Aristote et de saint Thomas sur le lien entre l’immatérialité de l’âme et le fait que cette âme anime un corps et est intimement unie à sa matérialité.
Ce paradoxe nous amène au mystère du composé humain et soulève la question de son immortalité. Y a-t-il une immortalité de l’âme-esprit seulement ou également de l’homme ? Qu’en est-il de l’aspiration naturelle de l’homme à l’immortalité ? Est-elle vaine ou a-t-elle un sens ? Est-elle infirmée ou confirmée par l’analyse rationnelle ? Voilà quelques-unes des questions qu’il s’agira de se poser et de tenter d’élucider.
Ce cours n’est pas un cours d’épistémologie, mais il a pour but de pénétrer au cœur du mystère de la personne humaine en s’appuyant sur la nature de la connaissance.
Ce cours d’appuiera sur des textes proposés tout au long du semestre. Il n’exige pas de pré-requis particuliers.
Bibliographie :
- Platon, Phédon, Théétète et Ménon, Nouvelle traduction chez Garnier Flammarion
- Aristote, De l'âme, traduction J. Tricot, Paris Vrin, 2003
- St-Thomas d'Aquin, Somme Théologique Ia q. 75-79 et 84
- David Hume, Enquête sur l'entendement humain, Paris Aubier Montaigne, 1947
56 heures, les mardis de 15h45 à 17h30 sur les deux semestres
Cours donné à Philanthropos
