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décembre 2012

La lettre de Philanthropos N°13 – Décembre 2012

La lettre de Philanthropos N°13 – Décembre 2012

La lettre dePhilanthropos

Institut Européen d’Etudes Anthropologiques

N°13 – Décembre 2012

Edito : Bienvenue, Fabrice Hadjadj !

Philanthropos n’existerait pas et ne serait pas ce qu’il est sans la volonté et le soutien continu de la Providence. Tant la fondation de l’Institut que sa consolidation progressive en témoignent.

Les premiers mois de l’année académique 2012-13 nous en offrent un autre signe. Après avoir béné­ficié des talents et du travail d’Yves Semen, à qui le Comité de direction a rendu un juste hommage au terme de huit années d’engagement fructueux, Philanthropos a reçu le cadeau d’un nouveau direc­teur d’exception en la personne de Fabrice Hadjadj.

Installé avec sa famille dans les environs de Fribourg,

enseignant à temps partiel la philosophie au Collège Saint-Michel de Fribourg et participant activement à l’animation intellectuelle, artistique et spirituelle dans son nouvel environnement, Fabrice Hadjadj s’implique avec toute la palette de ses talents dans la conduite de l’Institut, pour le plus grand bien des étudiants.

Sa venue et ses premiers mois à Bourguillon sont en pleine harmonie avec la si belle atmosphère de l’Avent : une joyeuse espérance nourrie d’une con­fiance humble et paisible dans les desseins de la Providence.

En cette veille de Noël 2012, toute la communau­té Philanthropos adresse à Fabrice Hadjadj, à son épouse Siffreine et à toute sa famille, ses senti­ments de profonde gratitude et ses voeux les plus chaleureux.

Nicolas Michel, Président de l’Institut Philanthropos

 

La 9ème promotion

Le théâtre à Philanthropos

Le nouveau directeur est aussi dramaturge, et sa femme, comédienne. C’est pourquoi le théâ­tre ne pouvait pas ne pas faire son entrée par le haut. Tout commence, en début d’année, avec un « stage de clown », nommé aussi « week-end de désintégration ». Puis, tout au long de l’année, la promotion est divisée en quatre groupesqui répètent quatre spectacles.

Cette année : Les Femme savantes de Molière, In­cendies de Wajdi Mouawad, Job ou la torture par les amis de Fabrice Hadjadj et Témoigner pour le témoin, choral formé à partir de témoignages de rescapés de la Shoah. Ces quatre spectacles seront représentés au moins deux fois chacun après les examens, dans un festival ouvert au public qui aura lieu à l’institut du 5 au 9 juin 2013.

Premières impressions par Priscille Raffara (promo 9)

“ Tous les 15 jours, les murs de l’aula sont témoins de spectacles parfois assez surprenants. D’une part parce que le ridicule ne doit plus faire peur à per­sonne dans ces moments-là, mais aussi parce que nous nous découvrons sous un nouveau jour, dé­couverte de soi-même aussi bien que des autres…ce qui rejaillit sans en avoir l’air sur la vie fraternelle. Le théâtre permet de faire sortir de soi des choses insoupçonnées, de se confronter aux mots d’un au­tre, de les rendre vivants…ce qui implique d’être soi-même déjà bien vivant.

Il n’apporte donc pas seulement une dimension ar­tistique à notre année ici, il n’est pas non plus seule­ment un loisir ou une activité parmi d’autres, il vient prolonger d’une manière unique ce que nous vivons dans les 3 piliers de Philanthropos ! ”

Un soir, une oeuvre

Deux fois par mois, le soir, les étudiants se retrouvent avec le directeur pour voir et discuter d’une oeuvre cinématographique, théâtrale, musicale ou littéraire. Il ne s’agit pas de piocher dans un répertoire facile pour illustrer une doctrine préconçue, mais de dé­couvrir des chefs-d’oeuvre de notre patrimoine artis­tique pour se laisser interroger, former son regard et creuser son désir.

Voici, à titre indicatif, quelques-unes des choses déjà vues ou encore à voir : Grizzlyman de Werner Her­zog, Ordet de Carl Dreyer, Le pont des arts d’Eugène Green, Dodes’kaden d’Akira Kurosawa, Le général Amin Dada de Barbet Schroeder, Shoah de Claude Lanzmann, OEdipe-Roi de Sophocle, Le nommé Jeudi de G.K. Chesterton, La Messe en ut mineur de Mozart, un récital de Cecilia Bartoli, etc.

Conférence

Marc-Alain Ouaknin, philosophe, écrivain et rabbin français, proposera une initiation au Talmud aux étu­diants de l’institut le jeudi 14 mars et donnera une conférence publique le même jour à 20h30 sur la question des couleurs dans la Bible.

Nouveaux modules

Plusieurs nouveaux modules, comme les autres in­scrits au programme, sont accessibles aux auditeurs libres (renseignement sur www.philanthropos.org).

Conseil de direction

L’arrivée du nouveau directeur s’est accompagnée d’une réorganisation interne de l’institut avec la con­stitution d’un Conseil de direction comprenant le directeur, le délégué du Comité de direction (René Haag), l’adjoint de direction pour la vie communau­taire et spirituelle (Nicolas Carron), l’adjoint de direc­tion pour les études (Sylvain Chareton). Sa mission est d’accompagner le directeur dans la conduite de l’institut.

La journée de rencontres 2013

Elle aura lieu le samedi 16 mars. Nous accueillerons cette année pour une conférence Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction du l’hebdomadaire français La Vie, auteur de l’essai très remarqué Pourquoi le christianisme fait scandale ? (Ed. Seuil), ainsi que de deux recueils de poèmes : Dans l’éblouissant oubli (Ad Solem, 2010) et Manger parole (Ad Solem, 2012).

Jean-Pierre Denis n’est pas qu’un excellent journa-liste qui se pique de faire des vers, c’est un véritable poète. C’est pourquoi il nous parlera de la poésie et de la crise de l’Occident, autrement dit de notre am­nésie devant le mystère du Verbe.

Le 3 septembre, l’Institut accueillait la 9ème promotion, composée de 18 étudiants et 25 étudiantes à plein temps, soit 43 au total, auxquels se joignent quelques auditeurs libres. Avec une moyenne d’âge de 21.5 ans, les étudiants proviennent de France (72%), de Suisse (16%), du Québec (10%) et des Pays-Bas (une étudiante).

S’ouvrir à l’ampleur de la raison

« À promo 9, directeur neuf » : voilà pour l’anecdote. Je ne débarque pas moins que les quarante-trois étudiants de cette année, tel un quarante-quatrième un peu moins jeune, un peu plus surpris. C’est avec eux que je découvre l’Institut, à travers eux que je me laisse instruire, par eux que j’apprends ma tâche.

Aussi, par-delà l’anecdote, la question serait plutôt la suivante : quelle est la Nouveauté qui nous a conduits à Philanthropos ? Ou bien, plus élémentairement encore : pourquoi sommes-nous ici ? — Eh bien, pour être ici, tout simplement. Voilà la chose absolu­ment neuve, voilà l’événement toujours premier, qui coule de source et court à l’embouchure : cette joie d’être, sans laquelle tous nos avoirs sont vains, sans laquelle nos angoisses mêmes s’éteignent dans une torpeur de gastéropode – c’est parce que nous goû­tons cette joie d’être que nous redoutons le néant de la mort et du péché, et que nous cherchons celui qui peut faire que notre joie demeure.

Bien sûr, Philanthropos est un Institut universitaire : on y acquiert des connaissances, on s’y forme pour l’avenir, on y pose les fondements qui permettront, dans sa vie professionnelle, de travailler avec des hommes et des femmes, et non seulement avec des détenteurs de fonctions. Mais l’exigence intellec­tuelle, ici, ne commence pas avec des cours et ne s’achève pas sur des examens. Elle puise au coeur de Celui qui est la Vérité en personne, elle s’éprouve au concret de la vie commune, elle déborde dans les jeux et les chants.

Dans son Discours de Ratisbonne, Benoît XVI invitait au « courage de s’ouvrir à l’ampleur de la raison ». Si la rigueur scientifique, philosophique et théologique, se déploie désormais entre la messe et le théâtre, en­tre la Cène et la scène, entre le Corps eucharistique et le corps poétique, c’est pour nous ouvrir à cette ampleur. La raison – le logos en grec – n’est pas cette faculté calculatrice à quoi le technicisme voudrait la réduire. Elle est le principe de l’émerveillement. Elle est ce qui spécifie l’humain jusque dans ses amours et ses caresses. Elle est même un Nom du Fils. Oui, ce petit enfant dans la crèche de Noël est le Logos fait chair. C’est assez dire la radicalité de la logique à laquelle nous voudrions tendre.

Fabrice Hadjadj, Directeur de l’Institut Philanthropos

 

Le « Carnet » de Philanthropos

L’année 2012 a été particulièrement riche en heureux évènements. Nos prières et nos voeux de bonheur accompagnent chacun.

Le 11 janvier 2012
Naissance d’Eve-Marie chez Stéphanie (promo 1) et Jean-Luc Robyr (Suisse)

Le 22 février 2012,
Naissance de Jean-Paul chez Laurence et Laurent Ruedin (Promo 3) (Dijon, France)

Le 28 avril 2012,
Mariage d’Alexandre Machu (promo 7) & de Maude Laedermann (Vevey, Suisse)

Le 27 mai 2012,
Michael Comte (promo 1) a été consacré au diaconat (France)

Le 1 juin 2012,
Naissance d’Anouck chez Marie Delannoy-Percher (promo 5) et Jérémie Percher (France)

Le 24 juin 2012,
Ordination sacerdotale de Frère Jean-Baptiste Ren­du (promo 2) pour la Fraternité des Missionnaires de l’Amour de Jésus (France)

Le 30 juin 2012,
Frère Patrick-Marie (promo 1) a été ordonné diacre pour l’ordre dominicain (France)

Le 11 août 2012,
Mariage d’Anne-Emmanuelle Pétremont (promo 5) & de Timothée Loriquet (France)

Le 18 août 2012,
Mariage d’Odile Bourrier (promo 6) & d’Antoine Scherrer (Lyon, France)

Le 18 août 2012,
Mariage d’Inga Marmaite & de Florent Viennet (pro­mo 2) (Villars-sur-Glâne, Suisse)

Le 8 septembre 2012,
Mariage d’Imre de Habsbourg-Lorraine (promo 6) & de Kathleen Walker (Belgique)

Le 8 septembre 2012,
Mariage de Marie-Pia Michelin et de Luc Fauvain (promo 6) (Nantes, France)

Le 8 septembre 2012,
Mariage de Cyrielle Louvrier (promo 6) & de Julien (France)

Le 20 octobre 2012,
Mariage de Guillaume du Luxembourg (promo 3) & de Stéphanie de Lannoy (Luxembourg)

Le 17 novembre 2012,
Mariage d’Anne-Laurence Sanchez (promo 5) & d’Amaury Denoual (France)

Le 14 décembre 2012,
Mariage de Stéphanie Perruchoud (promo 1) & d’Angel Martinez (Murcia, Espagne)