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avril 2017

Retour sur la rencontre annuelle du 25 mars 2017

Retour sur la rencontre annuelle du 25 mars 2017

Vous trouverez ci-dessous le mot de bienvenue que le  Président de l’association Philanthropos, M. Nicolas MICHEL, a adressé aux participants de la rencontre annuelle 2017 de l’institut Philanthropos.

 

Cher Mgr Robert Le Gall, notre invité d’honneur de ce jour,

Chers ami/es,

 

C’est avec joie que j’ouvre notre Rencontre annuelle 2017. Je vous salue toutes et tous très cordialement et je vous remercie de votre présence.

Je relève en particulier la présence de :

  • le Conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen, Ministre de l’éducation, de la culture et du sport de l’Etat de Fribourg, ancien Président de l’Association des amis de Philanthropos ;
  • Dom Marc de Pothuau, Père-Abbé d’Hauterive ;
  • Georges Emery, Président du Conseil exécutif de la Corporation ecclésiastique fribourgeoise, qui nous rejoindra en cours de Rencontre ;
  • Sr Monalda Hunkeler, représentante des Sœurs de Baldegg, qui nous accueillent dans leurs locaux ;
  • Mgr l’Archiduc Rudolf d’Autriche, président de la Fondation Philanthropos, au nom de qui je vous adresse aussi ce message introductif ;
  • Le Dr René Haag, Président du Conseil de direction de l’Institut et Vice-Président de notre Association ;
  • Notre Directeur Fabrice Hadjadj et ses deux Directeurs-Adjoints, Nicolas Carron et Sylvain Chareton ;
  • Sr Nadia-Marie Piller-Hofer, représentante de la Fraternité Eucharistein et responsable de la Maison de Bourguillon.

Il me plait de relever aussi la présence de tant d’amis de longue date ou plus récents, de parents, de nos collaboratrices et collaborateurs et, last but not least, de nos étudiants, actuels ou anciens.

Un merci particulier à celles et ceux qui sont venus de loin et aussi à celles et ceux qui ont beaucoup travaillé pour nous offrir une belle rencontre.

Mgr Robert Le Gall, qui nous fait l’honneur et la joie d’être parmi nous, sera introduit dans quelques instants par Fabrice Hadjadj, après ces quelques propos introductifs et deux brefs témoignages d’étudiants.

La Rencontre annuelle m’offre toujours l’occasion d’évoquer brièvement l’un ou l’autre aspect de la vie de l’Institut. Cette année, je ne m’arrêterai pas aux caractéristiques d’une belle volée de quarante-six étudiants, dont le parcours, sous la houlette rayonnante de notre directeur, Fabrice Hadjadj, accompagné des directeurs-adjoints Nicolas Carron et Sylvain Chareton, nous donne de si belles satisfactions. Nos étudiants sont notre raison d’être et ils font notre joie. Depuis les débuts de l’Institut en 2004, ils forment déjà la treizième promotion.

Il m’a semblé qu’il serait bon, pour aujourd’hui, de souligner l’importance et la diversité des partenariats dont vit Philanthropos, dans le but de faire mieux connaître l’Institut et son fonctionnement. Pour la bonne compréhension de tous, il est important de rappeler que, dès la période de fondation, l’Institut s’est voulu laïque, dans le sens où il est de droit civil et non pas de droit canonique, mais en étroite communion avec l’Evêque de notre diocèse et avec l’Eglise locale. Mgr Bernard Genoud avait alors approuvé la création de l’Institut et les composantes fondamentales du projet qui lui avaient été présentées. L’Institut se voulait aussi en symbiose optimale avec plusieurs acteurs-clés, qui sont ses partenaires, conformément à la ligne directrice : « Distinguer sans séparer ». Constitué comme une entité propre et indépendante, et non pas comme l’émanation d’une des entités ayant contribué à sa naissance, l’Institut s’insère dans un environnement fait de plusieurs coopérations vitales.

C’est ainsi que, pour ce qui est de nos liens avec l’Eglise locale, l’Evêque du diocèse Mgr Charles Morérod vient souvent célébrer la messe pour les étudiants -son Evêque auxiliaire était là lui aussi, par exemple, lundi dernier-. L’Evêque diocésain est représenté au sein de notre Comité de direction par son Vicaire général, Mgr Alain Chardonnens ; nous veillons aussi, en particulier par l’intermédiaire de Nicolas Carron, à entretenir de fréquents contacts avec des prêtres d’ici et d’ailleurs, pour permettre aux étudiants de découvrir différents visages de l’Eglise et aussi pour permettre à ces prêtres de mieux connaître l’Institut. Pour renforcer et diversifier la présence de prêtres diocésains et de religieux, nous avons intentionnellement renoncé à avoir un aumônier de l’Institut. Ces liens avec l’Eglise locale nous tiennent très à cœur.

Parmi les acteurs-clés de l’Institut, dès sa préhistoire, figurent bien entendu les Sœurs de la Divine Providence de Baldegg, propriétaires de ce site. Elles ont exercé leur mission dans ces lieux pendant tant d’années et, le moment venu, elles ont cherché un nouvel emploi pour des locaux devenus en partie disponibles. C’est ainsi que la Providence nous a mis sur leur chemin depuis maintenant seize ans, et que, depuis lors, nous coopérons étroitement. Nous avons la conviction que, selon des modalités différentes certes, nous poursuivons la même belle mission de la formation de jeunes, au service du même Patron.

Un autre de nos partenaires essentiels est l’Université et, plus particulièrement, sa Faculté de théologie, avec laquelle nous avons des liens étroits, concrétisés par une convention bilatérale conclue dès les origines grâce, entre autres, au travail intensif et clairvoyant du Professeur Benoît-Dominique de La Soujeole, Père Dominicain, l’un des concepteurs du projet pédagogique Philanthropos avec la collaboration de collègues professeurs de théologie et de philosophie. Il est lui-même membre de notre Comité de direction. L’expérience a clairement confirmé que, loin d’être des concurrents, la Faculté et l’Institut s’enrichissent de leurs complémentarités.

Un autre partenaire-clé de Philanthropos est la Fraternité Eucharistein. Il est bien connu que l’inspirateur du projet et celui qui en a été un fondateur décisif est le P. Nicolas Buttet, alors diacre et modérateur de la Fraternité. Il est généralement moins connu que, dans une phase difficile de la gestation de l’Institut, avant la décision finale de le créer et de lancer la première année, la Fraternité avait décidé, pour éviter des perceptions de confusions problématiques, de rester à l’écart du projet. Le groupe porteur de l’initiative estimait pourtant que ce projet ne pouvait être réalisé sans la participation et la contribution de la Fraternité. Répondant à la demande expresse qui lui était adressée, la Fraternité est alors revenue sur sa décision et elle a accepté de se voir confier deux dimensions importantes de la vie de l’Institut : « la vie commune », soit, pour reprendre les expressions utilisées alors, « les aspects relatifs à la convivialité, à la participation matérielle, etc. », ainsi que l’ « animation spirituelle », étant entendu qu’une distinction serait faite, pour que les rôles respectifs soient clairement établis et que la liberté religieuse des étudiants soit assurée, entre, d’une part, « la « spiritualité générale » de l’Eglise (l’Eucharistie, la prière des heures … ), c’est-à-dire les moyens de salut offerts à tous les baptisés », par « la participation aux moyens généraux de la grâce », et, d’autre part, la « spiritualité spéciale » propre à la Fraternité (conférences, prières particulières …). En choisissant de s’inscrire à Philanthropos, les étudiants décidaient, par ce fait-même, de participer aux moyens « généraux » de la grâce, mais ils demeuraient libres de participer ou non aux offres spécifiques de la Fraternité. C’est dans ces circonstances et sur ces fondements qu’Eucharistein a désigné Nicolas Carron pour la représenter auprès de la direction et pour assumer les tâches confiées à la Fraternité. Précisons qu’il était aussi entendu que ces tâches seraient exercées sous l’autorité du directeur et sous la conduite générale du Comité de direction. Fortement secondé par sa femme Marlène et accompagné par d’autres membres de la Fraternité, Nicolas s’est engagé avec beaucoup d’entrain et de générosité pour se charger d’un rôle qui a été décisif dans le lancement et la consolidation de l’Institut. Cette situation a connu une évolution depuis l’été 2015. A ce moment, en réponse à une démarche de l’Institut, par la plume de son directeur, alors soucieux de la perspective d’une diminution de la présence de la Fraternité sur place pour des raisons de fin d’études ou autres, la Fraternité a décidé de donner suite au désir qui lui avait été exprimé de l’envoi de nouveaux membres. Elle l’a fait en envoyant des frères et sœurs réunis en une Maison de la Fraternité, d’une manière qui devait leur permettre de vivre leur vie de religieux, sous la conduite de Sr Nadia Marie. La mission de la Fraternité auprès de l’Institut n’a pas changé. Elle est restée définie par les termes qui avaient fondé dès les débuts la mission de Nicolas Carron et de ses frères et sœurs. Dans ces nouvelles circonstances Nicolas Carron est resté dans ses fonctions de directeur-adjoint de l’Institut. Aujourd’hui, nous sommes sur le point de franchir une nouvelle étape importante. Ces propos introductifs ne sont pas le lieu de développements circonstanciés mais il m’importe de vous faire part de ce qui suit. Nicolas et Marlène Carron m’ont fait part au mois de décembre 2016 d’une décision qu’ils ont prise après mure réflexion et discernement circonstancié. Ils estimaient le moment venu de passer la main, de quitter leurs fonctions respectives au sein de l’Institut et, ainsi, de se rendre libres pour de nouveaux appels. Ce n’est pas d’un cœur léger que j’ai pris connaissance de leur décision. Pendant de nombreuses années, ils se sont donnés complètement pour l’Institut et pour nos étudiants, depuis les débuts. Accomplissant avec beaucoup d’humilité et d’abnégation un service vital, ils ont offert une contribution essentielle à la vie communautaire et à la vie spirituelle au sein de l’Institut, aussi au travers de tâches administratives parfois exigeantes. Nous leur adresserons notre reconnaissance de la manière qui convient au moment du départ de Nicolas, lors de la soirée finale de l’année, et aussi avec les collaboratrices et collaborateurs. Les anciens le feront à l’occasion de la réunion annuelle de leur réseau, Philanthro’peak, au début juillet prochain au Simplon. Mais je ne voudrais pas manquer l’occasion de cette Rencontre annuelle pour remercier chaleureusement Nicolas et Marlène de tout ce qu’ils ont donné. L’Eglise locale leur a confié des tâches qui correspondent pleinement aux talents qu’ils ont reçus et à l’expérience qu’ils ont acquise. Nous leur adressons nos vœux amicaux de pleine satisfaction dans l’exercice de leurs nouvelles fonctions. Nous sommes heureux et reconnaissants, par ailleurs, de savoir que la Fraternité est prête à poursuivre la mission qui lui a été confiée au service de l’Institut. Je remercie Sr Nadia Marie et ses frères et sœurs pour le travail remarquable accompli au service de l’Institut. Nous traversons actuellement, pour ce qui est des organismes de conduite de l’Institut et de leur fonctionnement à partir de l’été prochain, une phase de transition et d’ajustement. Les modalités concrètes de ce fonctionnement à partir de l’été prochain seront précisées et mises en œuvre selon les orientations que donnera sous peu le Comité de direction, dans l’esprit de coopération et de partenariat qui a prévalu dès les débuts. Je suis confiant dans le fait que l’Institut sortira renforcé de cette étape de sa croissance et que le partenariat entre l’Institut et la Fraternité sera encore amélioré.

Si je m’arrêtais ici dans l’évocation des partenariats dont vit l’Institut, je ne rendrais pas suffisamment compte de la réalité. Au moins deux autres entités doivent être mentionnées. Ce sont des partenaires essentiels de l’Association Philanthropos, qui est le support juridique de l’Institut.

L’une d’entre elles est la Fondation Philanthropos, présidée avec beaucoup d’allant et de générosité par l’Archiduc Rudolf d’Autriche, Fondation qui assume la tâche combien difficile de donner à l’Institut les moyens financiers qui lui manquent pour subsister et qui veille à ce que l’affectation de ces moyens soit conforme à la Charte de l’Institut. Grâce à des efforts continus et persévérants et grâce à la grande générosité de nombreux donateurs qui offrent des contributions, parfois très substantielles, il a toujours été possible à la Fondation d’assurer des suppléances en cours d’année et de combler les déficits en fin d’année. Les contributions des étudiants, aussi lourdes qu’elles puissent être pour celles et ceux qui les supportent, sont bien loin de couvrir la totalité des dépenses encourues, malgré une gestion modérée et prudente. L’esprit du don, vous le savez, fait partie de l’ADN de l’Institut. Je veux aussi relever à cet égard l’effort tout particulier consenti par le corps enseignant. Que chacune et chacun soit vivement remercié.

Dans mon évocation de nos partenariats, je veux encore mentionner, pour terminer, l’Association des amis et des anciens, qui vient d’ailleurs de tenir son assemblée générale, et qui est présidée avec beaucoup de compétence, de talent et d’enthousiasme par un de nos anciens, Alexandre Machu. Après la fusion, il y aura bientôt deux ans, de l’association des amis et de celle des anciens, la nouvelle association, en plus de l’aide financière qu’elle apporte à l’Institut, s’est lancé de nouveaux défis, dont la création d’un véritable réseau des anciens et l’organisation d’une rencontre annuelle au Simplon, sous le nom de Philanthro’peak, la deuxième de ces rencontres devant avoir lieu au cours du weekend des 1er et 2 juillet prochains. Je profite de l’occasion pour vous inviter à vous y inscrire nombreux, et pour noter aussi que l’association bénéficie du soutien précieux d’une section en Valais comme aussi d’une association française des amis. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir les fruits que porte le travail de nos anciens et de nos amis.

Ce bref tour d’horizon des partenariats les plus importants ne vous donne qu’un aperçu d’une des facettes de l’Institut. Il faut pourtant que je conclue. Mais, pour ne pas manquer l’essentiel, j’aimerais encore rappeler combien il est évident, pour celles et ceux qui ont vécu et qui vivent l’histoire de l’Institut, que ce projet a vu le jour et s’est développé comme une œuvre de l’Esprit-Saint. Il est essentiel que nous nous en souvenions car seule la mémoire vivante de cette source et le ferme désir d’y rester attentifs, permettra à Philanthropos de poursuivre sa si belle mission, avec la joie, la générosité et l’entrain de sa jeunesse.

Je vous remercie de votre attention.